Chroniques de vos livres

« Les voyages de Philibert » de Jean-jacques Erbstein. Un superbe roman, à la fois policier, science fiction, romanesque, et beaucoup d’humour….. l’auteur va nous présenter 4 héros, deux de notre époque et deux qui vont souffrir pendant la première guerre mondiale. La surprise que nous réserve l’auteur c’est le lien entre les héros d’aujourd’hui et ceux du passé. Ne manquez pas de découvrir les « voyages de Philibert » mais inutile d’acheter des guides de voyage.

« Eoliennes : la face noire de la transition écologique » de Fabien Bouglé. Merci à l’auteur d’avoir réuni autant d’éléments pour souligner l’absurdité de ce moyen lamentable de produire peu d’électricité tout en compromettant notre environnement. Il faut être mal informé ou malhonnête pour défendre aujourd’hui les éoliennes; Dans les 30 premières pages, on découvre déjà que personne ne sait aujourd’hui comment recycler les pales  qui sont en fibre de carbone. Quand aux fondations qui peuvent dépasser les 1000 m3 de béton, cela promet une belle destruction des sols….etc….etc; Mais ne pas oublier que le facteur de charge d’une éolienne n’est que de 24%. Le facteur de charge c’est le rapport de l’électricité produite pendant un an par une éolienne par la production maximale que l’éolienne aurait dû théoriquement produire si elle avait fonctionné toute l’année. De plus l’éolienne vieillissant son facteur de charge peut tomber à 15% après 10 ans et 11% après 15 ans.

« Deux coréennes » de Seh Lynn et de Jihyun Park. « Un témoignage bouleversant » nous dit le bandeau rouge  du livre. C’est en dessous de la vérité. Ce récit est terrible. Parfois il nous pousserait à pleurer, parfois à vomir. Seh Lynn est du Sud, Jihyun du Nord. Hors les deux Corées sont encore aujourd’hui des pays ennemis. Comment le dialogue va t-il s’amorcer entre ces deux femmes, et comment Seh Lynn va finalement accepter de raconter en français la vie de Jihyun jusqu’à son départ pour Manchester. Le lecteur va peu à peu découvrir les horreurs de la Corée du Nord qui persistent encore aujourd’hui. Les moments d’émotion sont permanents dans ce livre; Par exemple quand on comprend l’esprit de caste qui gouverne la Corée. La position de chaque citoyen ne dépend que très peu de son propre mérite.  Un citoyen est en fait classé suivant la situation de ses parents et grands-parents : le songbun- le rang social. Celui-ci dépend du passé des générations précédentes, mais on ne peut le corriger. L’autre aspect terrible c’est ce lavage de cerveau permanent. Impossible de lutter et hélas cela touche tout y compris les besoins vitaux. En dehors des émotions qui sont présentes à chaque page, on découvre beaucoup de choses dans ce livre : la vie en Corée du Nord, l’espoir ou le non espoir des 25 millions d’habitants d’une vie meilleure. Mais hélas bien peu des citoyens coréens savent ce qu’est une vie meilleure. Une dernière émotion va nous saisir dans les dernières pages : peut-on échapper à l’enfer de la Corée du Nord, échapper à la famine, quitter l’écrasement social et avoir la possibilité de valoriser ses talents. L’arrivée en Chine n’est pas la fin des malheurs. Je termine en félicitant Seh Lynn pour avoir écrit ce livre en français dans un style simple, mais précis. Un grand bravo et un immense merci. Un seul regret : rien sur la traversée de la Mongolie ni l’arrivé en Grande-Bretagne. Peut-être  Jihyun nous fera l’honneur et la joie d’un deuxième livre.

« Le mythe de la caverne » de William Néria chez Cerf Patrimoines.
Une oeuvre magistrale! Pourquoi suis-je tombé dans le piège de la chronique? William Néria a fait un travail fantastique et original. Nous connaissons tous le mythe de la caverne de Platon. Mais l’auteur ici fait un travail d’analyse et de synthèse exceptionnels.
Je me suis fait piéger car le sujet me plaisait mais la maladie m’a immobilisé plus longtemps que prévu pour cet ouvrage de 370 pages. Alors en quelques mots, voici pourquoi se procurer ce livre.
L’auteur aborde plusieurs thèmes comme l’éducation, le processus du désir – mémoire et image. Il en profite pour s’opposer à Heidegger qui a cherché à s’opposer à Platon et à donner une version métaphysique à l’approche de Platon.
A bientôt pour plus d’infos.

« Le temps de l’homme – Pour une révolution de l’écologie humaine » de Tugdual Derville. Editions Plon. L’auteur ne cache pas ses opinions, il est délégué général de l’Alliance Vita. Il prend les exemples dans la vie de nous tous. La vie est une richesse que l’on ne peut gaspiller. L’écologie humaine, propose de revenir au réel -celui d’un homme fragile,sexué, enraciné corps et âme- et considère « tout l’homme et tous les hommes » comme critère de chaque décision.

« La médecine sans compter d’Olivier Kourilsky » Editions Glyphe. A bientôt pour des résumés et extraits. Le docteur Kourilsky chef du service de néphrologie à l’hôpital d’Evry s’insurge du poids de l’argent sur la médecine. Le hasard a fait que je sois hospitalisé pendant la lecture de ce livre. J’ai compris ce que voulait dire argent et médecine. Pour être honnête je n’en ai pas senti les effets sur mes soins: un peu sur mon confort : draps troués, peinture écaillée…..et..etc. L’interview d’Olivier Kourilsky est disponible sur la radio entre autres le jeudi matin.

« Au petit bonheur la chance » d’Aurélie Valognes. Sympathique roman inspiré d’une histoire familiale. Excellente description des conflits créés par l’évolution de la société: divorces, unions libres, enfants issus de couples brisés, rôle des grands parents. On est ému à la lecture de livre  car nous avons tous des exemples proches de cette situation. j’ai eu la chance d’avoir une famille unie. Bravo Aurélie !

« si Lascaux m’était conté » Editions CAIRN, de Nicolas Bouvier. L’auteur a réussi au moins à nous donner l’envie de retourner à Lascaux. Ce n’est pas un grand ouvrage que nous présente Nicolas Bouvier. Mais ce livre très personnel est agréable et se lit en une heure. Mais que nous apprend l’auteur que nous ne sachions dèjà : pas grand chose en fait.

« Surface » de Olivier Norek. Extraordinaire roman que celui d’Olivier Norek. Bien sûr  c’est un roman policier, mais c’est aussi une remarquable présentation  d’un problème humain : comment vivre quand la vie vous détruit votre physique. Les relations Physique-Morale sont habilement traités par l’auteur grâce à un excellent exemple qui nous passionne et nous donne envie de découvrir la suite. J’admire l’immense travail de l’auteur : médical, historique, légiste, géographique, policier. Bravo !

« Eoliennes : la face noire de la transition écologique » de Fabien Bouglé. Un excellent document, parfaitement renseigné et qui souligne les déviations de notre système. Il faut  arrêter tous les programmes éoliens. Une bonne raison: on ne sait pas comment recycler une éolienne. Nos voisins allemands sont félicités par l’EIA pour leur programme éolien mais bientôt 50 000 éoliennes devront être recyclées en Allemagne et on ne sait absolument pas comment faire. La fibre de carbone est non recyclable;