Pendant cette période troublée par le virus, j’ai pensé aux classes de quatrième et comme je croisque Victor Hugo est au programme, nous offrons l’audio d’un texte de Léon Levrault spécialiste de littérature.

Voici quelques exemples de FLE avec l’aimable autorisation d’Hélène du point du FLE.

10 questions de compréhension

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Et un autre avec Frédéric, un ami de Montréal qui visite Paris

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Et maintenant 12 de compréhension relative à un voyage à la Réunion de Domi et Gégé:

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Autrement, Démarrons par un exemple

Pour raconter des événements passés avec le présent de l’indicatif

Elle traduit les œuvres de Freud.
Elle commence à fréquenter les cercles littéraires parisiens.
Habituellement, on utilise les temps du passé, mais le présent de l’indicatif peut aussi être utilisé pour raconter des événements passés.

Le présent rend le récit plus actuel donc plus vivant !
On utilise souvent le présent de l’indicatif dans une anecdote ou dans une biographie. Certains diront que le passé simple est plus approprié. Quelles sont les pratiques de nos grands auteurs :

La Fontaine aime bien le présent et l’utilise très souvent mais parfois mixte le présent et le passé: « Le lion et le Moucheron » – on commence au passé : « C’est en ces mots que le lion parlait un jour au moucheron, mais on revient très vite au présent « Penses-tu, lui dit-il, que ton titre de roi me fasse peur ni me soucie », certes nous sommes dans un dialogue (autre style pour rendre le récit vivant) , mais un peu plus loin – « Dans l’abord il se met au large; puis prends son temps, fond sur le cou du lion, qu’il rend presque fou. » Cette alternance passé-présent donne beaucoup de vie au texte. Mais La Fontaine nous réserve d’autres surprises.

Revenons au bases de notre langue.

Accord à la forme pronominale

Le participe passé des verbes pronominaux suit une règle d’accord différente de celle de l’auxiliaire être même si la forme pronominale est formée avec être. Globalement et avant de rentrer dans le détail, il faut faire l’accord comme s’il s’agissait de l’auxiliaire avoir.

Accord avec le sujet (d’apès Le Figaro)

Les verbes pronominaux de sens passif ou neutre n’ayant pas de complément d’objet COD ou COI s’accordent avec le sujet.
Les verbes essentiellement pronominaux c’est-à-dire ne se conjuguant qu’à la forme pronominale (s’enfuir) se conjuguent avec le sujet.

– nous nous sommes méfiés. (verbe essentiellement pronominal)
– la guitare s’est vendue facilement. (verbe de sens passif)
– ils se sont aperçus du problème. (verbe de sens neutre)

Verbes de sens réfléchi et de sens réciproque

On accorde le participe passé avec le complément d’objet direct (COD) si celui-ci est placé avant le verbe (comme pour les verbes conjugués avec avoir). Le COD peut être le pronom réfléchi ou un autre mot de la phrase. En général, on reconnaît un COD en se posant la question quoi ? Ces verbes sont dits transitifs.
Si le complément qui suit est un complément d’objet indirect (COI), comme avec avoir, il n’y a pas d’accord. Les COI sont introduits par des prépositions comme à, de, par etc. Ces verbes sont dits intransitifs.

Merci à Christian Verheyen, dessinateur de talent d’avoir posté les infos ci-dessous sur Facebook.

Les verbes du premier groupe: chanter, marcher, voler, aimer