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Un nouveau roman à partir de ce lundi après-midi (09 décembre) : Miloche d’Ovide Blondel, un sculpteur qui va nous passionner par un récit original et mystèrieux. Voir ci-dessous.

Commençons par  une présentation du roman; Le roman à travers les ages:

LE ROMAN

 

Le roman est une des genres les plus anciens de la littérature. Certain prétendent que l’Odyssée est un des premiers romans, ce qui nous fait remonter VIII siècle avant notre ère. D’autres pensent plutôt au moyen âge avec les romans épiques.

Cela nous conduit à lister les différents types de romans.

Nous avons écarté la « nouvelle » qui est proche du roman. Nous la traiterons séparemment.

Pourquoi différents types de romans ? D’abord à cause de la multiplication des titres. Il sort rien qu’en France, plusieurs milliers de romans par an. Une classification devenait nécessaire, certaines catégories (types) sont anciennes, d’autres assez récentes (roman policier), d’autres subissent des périodes basses, puis reviennent (romans fantastiques, sagas), certaines ont toujours du succès (romans historiques).

 

On va donc distinguer par exemple :

  • Le roman d’aventures : exemple : les romans de Balzac – « Le Père Goriot », « La Passagère » de Yasmina Amar
  • Le roman historique – que ce soit avec Alexandre Dumas (Les 3 mousquetaires, La reine Margaux) ou Tolstoï (La Guerre et la Paix), les exemples ne manquent pas.
  • Le roman fantastique – souvent ramenés à la nouvelle (Edgar Poe, Guy de Maupassnt), il est souvent destiné à la jeunesse : Harry Potter.
  • Le roman épique : Le registre épique repose sur une amplification de la réalité. Il donne aux héros une dimension surhumaine et aux actions une grandeur extraordinaire. Il recourt volontiers au merveilleux : « Chevaliers de la table ronde »
  • Le roman policier – par exemple- Les aventures d’Hercule Poirot
  • Le thriller qui rajoute au roman policier une touche de peur ou de suspense.
  • Les romans jeunesse (au pluriel car on peut au moins diviser par tranche d’âge)
  • Les sagas : A la fois fresques historiques, témoignages sociologiques et illustrations des valeurs et traditions d’un clan, les sagas familiales nous transportent dans un prodigieux ailleurs. Autre temps, autre lieu, autres mœurs. Avec ces romans, le dépaysement est garanti. Exemple : les Thibault de Roger Martin du Gard. Maurice Druon – Les rois maudits
  • Le roman autobiographique – Le roman autobiographique est généralement rédigé à la première personne, le narrateur, l’auteur et le personnage principal se confondent. Exemple de: Romain Gary, La promesse de l’aube.
  • Le roman de Science Fiction : Généralement, ce genre de roman est structuré par des hypothèses.  On réfléchit à ce qu’il aurait pu se passer dans le passé le présent ou le futur. Le lieu de la mise en scène de l’histoire peut aussi bien être dans l’espace que sur Terre ou dans un monde parallèle. Exemple : 1984, de George Orwell (d’apès Super Bac L)
  • Le roman philosophique – On parle de « roman philosophique » à propos d’une œuvre qui souhaite introduire dans ses pages des réflexions, parfois inspirées d’une philosophie précise, qui s’interrogent ou prennent position sur des grands problèmes, tels que la marche de la société, les questions politiques et religieuses, le sens de la vie. Exemple -L’Utopie de Thomas Moore.
  • Le roman satirique – exemple : le roman de Renard – L’origine de la satire (le latin satura désigne une œuvre en vers, comme chez Juvénal) l’orienterait plutôt du côté de la poésie et de la comédie. Pourtant, l’Antiquité romaine nous a laissé un chef d’œuvre dans le domaine romanesque : le Satiricon de Pétrone (1er siècle) est une succession d’aventures fourmillant de portraits vigoureux et d’événements cocasses qui décrivent les vices de l’époque.
  • Le roman d’apprentissage: Un exemple : L’Éducation sentimentale, de Gustave Flaubert.
  • Le roman érotique : comme son nom l’indique c’est un roman qui traite d’histoires érotiques : « Histoire d’O » de Pauline Réage (pseudonyme de Dominique Aury) est certainement un des meilleurs exemples de ce style.
  • Le roman à l’eau de rose. C’est plutôt un attribut péjoratif. Ce style de roman est mièvre, fade, insipide, sentimental. Un véritable roman à l’eau de rose est rempli de clichés, de situations sans réelle surprise ou de sentiments très conventionnels. On peut néanmoins trouver des romans sentimentaux (dits parfois romans populaires) de qualité. Très en faveur au XVIIIème siècle, il trouve un regain d’intérêt au XXème (éditions Taillandier), en particulier en feuilletons. En Angleterre on trouve ainsi « Orgueil et préjugés ». En France les histoires embellies de Cartouche ou Mandrin.

 

Regardons maintenant quelques aspects historiques :

XVème siècle

D’après le CRMH

La production romanesque dans la Bourgogne des Valois de la deuxième moitié du 15e siècle se réduit souvent à quelques titres célèbres : Jehan de Saintré d’Antoine de la Sale, La Belle Hélène de Constantinople,entre autres. La transformation par les mises en prose d’une part, le travail sur la nouvelle d’autre part sont des caractéristiques si originales de la littérature bourguignonne qu’elles ont quelque peu occulté l’intérêt de textes moins connus. L’édition de Jean-Charles Seigneuret offre depuis 1966 Le Roman du Comte d’Artois à la communauté scientifique.

 

XVIème siècle

D’après Acta Fabula :

Analyse de Mireille Huchon – Presses Universitaires de Strasbourg

« Le roman [est une] histoire fabuleuse ». Partant des sources antiques, l’auteur s’attache à trois romans : le Roland furieux de l’Arioste, les Amadis, et les Livres de Rabelais. Qu’ils portent le titre d’histoire fabuleuse ou non, elle montre que ces œuvres proposent une « véritable réflexion sur le genre » et qu’elles « offrent des protocoles de lecture communs ». L’étude qu’elle consacre aux Livres de Rabelais est tout à fait intéressante et stimulante, car elle y voit en filigrane des références à des événements contemporains et montre que celles-ci sont capitales pour l’évolution du genre. Dans le Quart Livre, derrière le voyage de retour des Argonautes, c’est l’entrée d’Henri II à Paris, en 1549 ; dans Gargantua, c’est la mise en scène du conflit entre François 1er et Charles Quint, et, enfin, dans le Pantagruel, il s’agit « d’une lecture de politique contemporaine ». Il s’agit donc bien d’une lecture allégorique, fortement marquée par le souci de magnifier et d’illustrer la royauté française. Mireille Huchon montre clairement que les histoires dites fabuleuses au XVIe siècle sont avant tout une manière d’écrire l’Histoire « où l’ingénieuse fiction passe par des mots choisis (ornements d’écrire, artifice d’éloquence coulante, transposition de l’allégorie, mode d’exposition poétique en prose) ; par les procédés de l’ekphrasis, de la varietas, se crée une véritable prose littéraire ».

 

XVIIème siècle –

 

Maurice Lever, Romanciers du grand siècle, Fayard, 1996

 

Le roman fut à la fois un genre très décrié au 17ème siècle – il n’apportait que divertissement, n’était que mensonge, corrompait les âmes en les détournant de la vérité… – et qui connut un succès foudroyant. Considéré comme un genre mineur, il échappa aux règles, et connut donc un grand foisonnement.

On peut distinguer :

La période baroque (1ère moitié du 17ème siècle)

Le mythe pastoral

Les histoires tragiques

Le Roman comique – Charles Sorel – L’histoire comique de Francion, mais les « libertins » sont pourchassés par le pouvoir.

 

L’époque Louis XIII

  • Le roman héroïque : de très longs ouvrages – Marin Le Roy de Gomberville (Polexandre, 1619-1637, La Carithée,1621) et de Gautier de la Calprenède (Cassandre, 1642-1645, Cléopâtre, 1661-1670), mais n’oublions pas : Madeleine de Scudéry, avec Artamène ou le grand Cyre (1649-1653) et Clélie, histoire romaine (1654-1660). Elle utilise tous les poncifs du genre, descriptions très détaillées, portraits, récits intercalés… Il s’agit en outre de romans à clés
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  • Le roman autobiographique – Initié par Théophile de Viau dans sa Première journée, qui raconte le lendemain du bannissement du poète (14 juin 1619), il fut surtout représenté par Tristan L’Hermite dans le Page disgrâcié (1642).
  • Le roman réaliste : Représenté par Polyandre, de Charles Sorel (1648), qui a beaucoup inspiré Molière, notamment pour le Tartuffe, mais aussi et surtout par Scarron (Le Roman comique, 1651-1657) et Antoine Furetière (Le Roman bourgeois, 1666).

L’époque Louis XIV : le Roman classique

  • Les longs romans héroiques lassent.

Naissance de la nouvelle : Inspirée de la Novela espagnola, elle va se rapprocher d’un court roman.

  • Le triomphe du petit Roman : Saint-Réal s’illustre dans le roman historique, avec Dom Carlos (1672) et la Conjuration des Espagnols (1674). Mais surtout : surtout le chef d’œuvre de Mme de La Fayette : La Princesse de Clèves (1678).
  • Naissance du roman épistolaire : C’est en 1669 que paraissent les Lettres d’une religieuse portugaise, il faudra attendre 1926 pour que l’on démontre qu’il s’agissait d’un roman, écrit par le comte de Guilleragues. L’Espion turc de Marana (1684) naît un nouveau genre : un turc écrit à sa famille, à ses amis, à ses employeurs pour leur décrire la cour de France. Pour la première fois apparaît le procédé de « l’œil neuf », qui sera repris par Montesquieu dans les Lettres persanes.
  • Le roman utopique : L’Autre monde, de Cyrano de Bergerac, qui regroupe les États et Empires de la Lune (1657, posthume), et les États et Empires du Soleil (1662).Mais l’on peut citer aussi La Terre Australe connue de Gabriel de Foigny (1676), l’Histoire des Sévarambes, de Denis Veiras (1677-79), et l’Histoire de Caléjava, de Claude Gilbert (1700).

XVIII ème siècle – Le siècle des lumières. (Wikipédia)

 

La littérature française du XVIIIe siècle s’inscrit dans une période le plus souvent définie par deux dates repères : 1715, date de la mort de Louis XIV, et d’autre part, 1799, date du coup d’État de Bonaparte qui instaure le Consulat et met d’une certaine façon fin à la période révolutionnaire.

 

Revenons sur Miloche, roman de Olivier DELOBEL, alias Ovide Blondel. Me Delobel est un sculpteur qui vit à Narbonne, et c’est justement d’un sculpteur sur marbre qu’il fait un héros de son roman; C’est un artiste original qui possède 84 vélos, et de temps en temps il en rajoute un. Il est est assez peu social, mais l’auteur nous le rend attachant.

Vous pourrez continuer d’écouter Miloche le lundi après-midi sur https://radio-livres.fr. Voici le 6 premiers chapitres si vous avez raté les émissions précédentes.

6 premiers chapitres :

Pascal Marmet, Gérard Demarcq-Morin, Sarah Doco, Eric Becquet

Extrait du roman policier de Eric Becquet: « le 9 Bordelais était chargé » Un roman dans le monde du football. Passionnant.